
Karine Katia Bénac prône en poésie la violence d’une écriture dé-bridée qui apostrophe l’autre, soi-même et la vie pour expurger les non-dits et injonctions faites aux femmes, les compromis insolites et les faces nocturnes de l’âme. Artiste-médium, elle conçoit sa parole poétique comme une parole divinatoire, qui épouse aussi bien les contours du conte que de l’autofiction pour tenter de se tailler une place abrupte à flanc de rochers dissidents. Petite soeur petite moi est son quatrième recueil. La voix poéprophétique s’y déploie dans une forme dialogique impérative.


